Publié par La rédaction

De l'Alsace à la Bretagne, en passant par Angoulême, des milliers de personnes ont manifesté samedi en France contre le projet de réforme territoriale du gouvernement.

Les régions se mobilisent contre le projet de la réforme territoriale

De 8 500 à 15 000 personnes ont défilé au son des binious, des manifestants en colère et de tous bords (des écologistes à l'UMP et du PS aux centristes de l'UDI), mais aussi des artistes dont les chanteurs Alan Stivell et Gilles Servat, ont manifesté hier à Nantes pour une Bretagne à cinq départements "réunifiés" avec un rattachement de la Loire-Atlantique à la Bretagne, une option écartée dans le projet de réforme territoriale du gouvernement. Rappellons que le 9 avril dernier , une manifestation similaire à Nantes avait rassemblé près de 5 500 manifestants.

De son côté, le collectif 44=Breizh demande aux parlementaires de prendre en compte la mobilisation de ce samedi et toutes celles qui ont eu lieu ces derniers mois et les années précédentes. "Les jours à venir, ils devront agir à l'Assemblée Nationale et au Sénat pour donner la possibilité à la population de choisir leur région. Un droit d'option pour les départements est une nécessité."

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En Alsace, quelque *200 personnes se sont rassemblées à Strasbourg, et autant à Colmar, pour protester contre la fusion de l'Alsace et de la Lorraine. A Angoulême, *550 personnes ont pour leur part défilé pour le rattachement de la Charente et de la Charente-Maritime à l'Aquitaine, alternative à la fusion des régions Poitou-Charentes, Limousin et Centre proposée par le gouvernement Hollande.

Rappelons que le projet de réforme territoriale visant à réduire le nombre de régions est loin de faire l'unanimité au Parlement, où le débat initialement prévu au Sénat début juillet a été reporté jeudi dernier, faute de majorité prévisible pour le texte. (Photo DR)
* Chiffres selon la police

Les régions se mobilisent contre le projet de la réforme territoriale

De son côté la Picardie a adopté en assemblée plénière, à l'unanimité, une motion contre la fusion avec la région Champagne-Ardenne. "Ma position est claire. La Picardie, région d'équilibre entre l'Ile de France et le Nord/Pas-de-Calais, n'a rien à gagner à un mariage forcé avec la Champagne-Ardenne. C'est dans le nord-ouest européen qu'elle doit bâtir son avenir en renforçant les coopérations qu'elle a déjà engagées. La fusion n'est pas un préalable, ce doit être la conclusion de rapprochements utiles", a déclaré le président du Conseil régional de Picardie, Claude Gewerc. Et de conclure : " Ce qui me surprend, c'est la rapidité à laquelle on veut faire cette réforme. Donnons-nous du temps pour que les choses se mettent en oeuvre. Aujourd'hui, c'est non..."

Christophe Coulon, conseiller régional et président du groupe Envie de Picardie, propose pour sa part "une collectivité unique issue de la suppression du Conseil régional et des trois Conseils généraux de Picardie (Aisne, Oise et Somme), qui renaissent dans une assemblée de Picardie".

Une pétition est même diffusée en ligne "Non à la fusion avec la Champagne-Ardenne, Oui à un vrai débat".

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