Publié par Emilie STUDON

Appellation d’origine contrôlée et protégée (AOC et AOP), féminin, Elyséen, de pays et même de châtaignes… les cidres bretons offrent des goûts multiples. Ils sont en fabrication, c’est le moment d’aller à leur rencontre.

Développés en Bretagne depuis le XIII° siècle, les pommes et le cidre font maintenant partie intégrante de la culture et de la mémoire collective des bretons. Photo : © Olivier MARIE / goutsdouest.fr

Développés en Bretagne depuis le XIII° siècle, les pommes et le cidre font maintenant partie intégrante de la culture et de la mémoire collective des bretons. Photo : © Olivier MARIE / goutsdouest.fr

Les pommes sont tombées, elles ont été récoltées manuellement, triées, lavées. Elles seront bientôt broyées et leur jus patientera, fermentera tranquillement… Bref, les cidres de Bretagne entrent en fabrication comme on rentre en religion. Et évidemment, comme les vins, les goûts diffèrent du pays Gallo à celui de Fouesnant en passant par le Morbihan ou encore le nord Finistère.

Bref, de nombreux cidres donc, mais une seule AOC et AOP, que l’on retrouve en Cornouaille, dans le sud Bretagne. Fruité, légèrement épicé ce cidre se marie parfaitement aux desserts. Il a même sa route touristique qui serpente entre vergers cornouaillais et
cidreries aux noms évocateurs de Pressoir du Belon, Cidrerie des Avens, des Menhirs, Manoir du Kinkiz…

 

Sur la route des cidres... de belles rencontres ! 

Dans le Morbihan par exemple, le cidre Guillevic, élaboré à partir de pommes éponymes, est quant à lui « plus féminin. Il se boit en apéritif, dans une flute comme un Champagne, » précise Didier Nicol, cidrier à Surzur. Plus au nord, arrêtez-vous  au Domaine de Kervéguen où les cidres fermentent en fûts de chêne. Leurs crus, notamment la cuvée Prestige Carpe Diem, sont servis, - excusez du peu ! - à l’Elysée depuis 1997, mais également sur les tables étoilées de Lorient, Saint-Pierre de Quiberon, Billiers, Plouider, etc.

La balade gourmande peut se terminer par le marché des Lices de Rennes histoire de rencontrer Loïc Berthelot. Ce cidrier, expert en fermentation, sélectionne scrupuleusement les variétés de pommes pour donner le cidre Coat-Albret, que l’on retrouve dans d’innombrables crêperies et sur les tables gastronomiques de Bretagne comme celle d’Olivier Roellinger. Une belle référence en soi. Allez, une petite surprise pour refermer notre carnet de route, un cidre à la châtaigne nommé Kystin (châtaigne en breton) qui bouscule les traditions.  

Pour avoir eu la chance de *déguster ce nectar, je dirais qu'il est surprenant avant tout. Tout d'abord au nez, il a une odeur agréable de pomme légère et fruitée avec une note subtile de caramel. Ensuite en bouche, remonte un goût de calvados avec une bulle fine. Le goût n'est pas tranché, une légère acidité monte en gorge. Ensuite, explose dans une volupté indescriptive, l'ensemble de l’arôme de la châtaigne. Simplement divin !

*Attention, l'abus d'acool est dangereux pour la santé

Et si vous vous lanciez sur la route du cidre breton ?

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Alban ROUGERIE 21/10/2014 12:43

Je confirme ! le Kystin mérite une dégustation entre copain. On peut l'acheter sur le site suivant : www.kystin.net