Publié par Eric BERACASSAT

C’est une tradition : chaque année, Paris-Vincennes fête la capitale française lors du Prix de Paris, l’une des plus
grandes courses au monde.


doisneau-robert-1912-1994-fran-cavaliere-et-son-cheval-2853.jpg

C’est un événement : en 2012, à l’occasion du 100e anniversaire de la naissance de Robert Doisneau, le Temple du trot rend hommage au célèbre photographe parisien avec  une exposition inédite sur le thème du monde hippique.  Avec lui bien sûr, on pense aux amoureux du « Baiser de l’Hôtel de ville », aux gosses des salles de classe et de l’école buissonnière, aux petites gens des quartiers populaires, au peuple des faubourgs...  Là où, disait-il, « le spectacle est toujours généreux ».

On sait moins que le légendaire photographe d’après-guerre a immortalisé le monde hippique au travers de nombreuses photos d’équidés et d’attelages, jusqu’aux chevaux de bois des carrousels parisiens… Le Trot rend donc hommage à un artiste qui révéla une part cachée de l’âme de la capitale.

Sensible, drôle, émouvant, l’œil de Doisneau
sur le cheval et les courses

Les chevaux ? On les a peints, sculptés, chantés. Une source d’inspiration inépuisable. On les a naturellement photographiés. Grâce à Robert Doisneau, en voici une superbe illustration dans le grand hall de l’hippodrome. Des clichés parfois méconnus, toujours saisissants. Paris-Vincennes, Paris sur Seine, scène de Paris « Voir, c’est parfois se construire avec les moyens du bord un petit théâtre et attendre les acteurs », écrivait Doisneau en 1984.

L’hippodrome Paris-Vincennes fut l’un de ses terrains de chasse. Il nous y emmène. D’ailleurs, nous y sommes : ici, nous voici en coulisse pour assister à l’arrivée des trotteurs, un certain 15 février 1955. Plus loin, nous voilà à l’orchestre avec ce turfiste qui se frotte les mains à l’arrivée d’une course, c’était en 1947… Images fugaces ou posées, légères ou profondes, ce sont des instants d’émotion en noir et blanc. À savourer sur place, plusieurs décennies après. Une exposition à ne pas manquer. 

Commenter cet article