Publié par Henry SALAMONE

 

Aubusson est mondialement connue pour les tapisseries qui, depuis le XVe siècle, sont tissées dans ses ateliers. Au début du XXe siècle, 1 500 à 2 000 personnes étaient encore occupées par cette activité.
Reportage Henry Salamone / Côté Loisirs Mag & Loisirs TV 

 

Après avoir sombré dans l'entre-deux-guerres, la tapisserie d'Aubusson connaît un regain d'activité dès 1939 sous l'impulsion de Jean Lurçat puis Jean Picart Le Doux qui osèrent moderniser le style traditionnel. 

 

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Aujourd'hui, il s'agit essentiellement d'un artisanat de grand luxe honorant des commandes prestigieuses, qui se font malheureusement de plus en plus rares. En 2009, l'UNESCO a inscrit La tapisserie d’Aubusson sur la liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité.

 

Et pour perpétrer cette tradition ancestrale, du Ier juillet au 30 septembre est organisée chaque année, à l'hôtel de ville, une grande exposition de tapis et de tapisseries. A noter que  l'École nationale supérieure des arts décoratifs (ENSAD) de Limoges-Aubusson assure sur son site d'Aubusson une formation au Diplôme national d'arts et techniques en design de produit textile.

 

 


Infos pratiques
Pour préparer votre séjour :
www.tourismecreuse.com / www.tourismelimousin.com
Atelier Patrick Guillot :
www.tapisserieaubusson-patrickguillot.com 

 

 

En savoir plus

Les tapisseries des Lumières
irradient le musée de la Tapisserie

 

Reconnue exposition d’intérêt national, l'exposition Aubusson Tapisseries des Lumières met en scène la diversité de la production de tapisserie par la Manufacture Royale au XVIIIème siècle.

 

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L’exposition qui se tient à la Cité internationale de la tapisserie et de l'art tissé à Aubusson rassemble pour la première fois, et de façon exceptionnelle, des tapisseries mais aussi des objets d’ameublement et des tableaux venus de toute la France et de différents pays européens.

 

En France, ces objets d’art proviennent notamment des collections du Louvre, du Petit Palais, du Musée des Arts Décoratifs de Paris, de l’Ecole Nationale des Beaux-Arts de Paris, mais aussi du Mobilier National, du Musée des Beaux-Arts de Tours, du Musée de Sedan, du Musée d’Art Roger Quillot de Clermont-Ferrand, du Conseil Général de l’Aude, de la Galerie Chevalier (Paris) ainsi que de différentes collections particulières.

 

Les prêteurs étrangers sont la Galerie Neuse de Brême, le Musée d’Art et d’Histoire de Genève, la Fondation Toms de Lausanne, la Maison de Mon-Repos de Lausanne, la synagogue portugaise d’Amsterdam, le Palais d’Ajuda de Lisbonne, une collection particulière américaine et la Bantry House de Cork (Irlande).

 

Aubusson Tapisseries des Lumières.
Splendeurs de la Manufacture Royale, fournisseur de l’Europe au XVIIIe siècle.
Musée de la tapisserie – Avenue des Lissiers à Aubusson 
jusqu'au 31 octobre 2013

 

 

Le musée des cartons, une véritable
caverne d'Ali-Baba

 

C'est dans un l'immeuble du XVIIe siècle entièrement rénové, que l'on découvre l'atelier-musée du carton. Installé dans le quartier des tapissiers et des teinturiers en bordure de la Creuse, à côté du pont de La Terrade, l'entrée s'effectue par l'atelier-galerie de Chantal Chirac.

 

Musee-des-cartonscOT-Aubusson.jpg©OT Aubusson

 

Depuis plus d'une dizaine d'année, cette amoureuse des belles choses a décidé un jour de rassembler une collection fabuleuse de cartons de tapisserie. Elle a ainsi, au fil des années, acheté et restauré des quantités de cartons, oeuvres autrefois de peintres anonymes et signés d'artistes connus au XXe siècle. Ces modèles appelés "cartons de tapisserie" étaient et sont réalisés par des spécialistes, les peintres cartonniers.

 

"Chaque fois qu'un lissier tisse une tapisserie, il se sert d'un modèle que se soit à la peinture, à la gouache ou à l'huile, un calque ou une photo à l'échelle 1.  Il le place sous la chaîne du métier à tisser et suit alors les contours du dessin et remplit les couleurs à l'aide de flûtes ou bobines de laine

 

Chantal Chirac de poursuivre "Au fil du temps, tous ces cartons étaient délaissés au fond des greniers ou des caves, voués à disparaître. J'ai voulu les sortir de l'anonymat pour montrer qu'ils font partis intégrante de l'histoire de la tapisserie d'Aubusson."


L'ex-antiquaire et restauratrice de cartons est à l'origine de l'atelier-musée qui s'étale sur près de 400 m2. C'est grâce à une famille de mécènes originaire de Felletin et amie de Chantal Chirac que le projet est devenu enfin réalité.

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