Publié par Corinne Préteur

 

le-bistrot-de-claude.jpg

Nous nous permettons d'utiliser l'expression de François Simon pour qualifier notre dernière expérience culinaire sur les routes de France, à savoir le « haché menu ».

Destination : Cognac, en Charente.

Réputée dans le monde entier pour ses eaux-de-vie d'exception, la ville de Cognac ne peut en revanche s'enorgueillir de la qualité de son accueil (à quelques exceptions près), et surtout de ses restaurants qui sont d'une médiocrité désespérante. Hier soir, nous avons testé Le Bistrot de Claude, situé au coeur de la vieille ville à deux pas du Château Otard, où est né François 1er.

Réservation oblige à 19h30, comme il nous avait été recommandé puisque Cognac est en plein festival Blues Passions. Nous arrivons à l'heure précise et le serveur nous fait savoir qu'il est trop tôt car l'équipe en cuisine n'est pas prête. Nous patientons quelques minutes dehors avant d'être installés dans la première salle du restaurant. Nous étions les premiers.

N'ayant pas souhaité prendre l'apéritif proposé, le serveur nous approche le tableau noir, en plus du menu dans lequel figure la formule entrée-plat-dessert et verre de vin à 30 €. Nous étions avec des amis américains et australiens qui ont certes mis un peu de temps à faire le choix mais il faut les comprendre. Le patron Claude semblait déjà agacé par leurs incertitudes et le changement d'entrée et de plat pour l'un des convives et aussi par le fait que nos amis aient demandé du beurre avec le pain, classiques de la tradition française. Nous commandons à la carte et au menu. Rien à dire sur la qualité des entrées, correcte pour un bistrot classé "chic". Mais il faut dire que le restaurant nous a laissé exactement 1h30 pour la savourer.... Nous n'avons jamais eu un temps d'attente aussi long ! Surprenant aussi de constater que les français qui ont dîné aux autres tables en étaient au dessert, que notre entrée n'évait pas été débarrassée. A la question interrogative du pourquoi une si longue attente, le patron a rétorqué "vous ne n'aviez pas précisé que vous étiez pressés" ! Quelle mauvaise foi... 

Les plats et les desserts ont suivis lentement mais sûrement, et apportés sur table à la façon d'un "balancé". J'aurai à redire sur le magret de canard commandé à point qui est arrivé trop cuit et donc dûr, et sur le gratin dauphinois dans lequel on ne met jamais de gruyère râpé. Les framboises melba du dessert étaient un assemblage de glace industrielle, de fruits certes frais mais sans goût, et de chantilly en bombe.

Bilan nous en a tout de même coûté 180 € pour 4 personnes, vin local compris avec le verre de vin du menu rajouté sur la note. A notre remarque le serveur nous a lancé un billet de 5 € sur la table, telle une giffle en pleine figure.

Nous sommes sortis de ce bistrot au delà de 22h30, soit plus de 3 heures pour avoir choisi une entrée, un plat et un dessert.

Franchement, cette adresse mérite d'être boudée, et nous conseillons vivement à l'équipe de salle totalement désorganisée, à l'image de Manuel dans la série britannique Fawlty Towers, de changer de métier.

Bistrot de Claude - 35 rue Grande à Cognac

 

Commenter cet article