Publié par Florence GANIVET

Le tourisme de mémoire autour des sites historiques des conflits contemporains monte en puissance : il a attiré six millions de visiteurs en 2010 en France, avant le grand rendez-vous de 2014, qui marquera le centième anniversaire du début de la Première Guerre mondiale.

 

Casemates, bunkers, cimetières et champs de bataille attiraient autrefois les Anciens combattants. Ils accueillent désormais les touristes, soucieux de comprendre ou de transmettre le souvenir des deux guerres à leurs enfants. Ils ont été 6,2 millions l'année dernière à visiter l'un des 155 sites payants retenus pour une étude commandée par le ministère de la Défense et le ministère des Finances, destinée à évaluer le poids économique de la filière. Parmi eux, 45 % de visiteurs venus de Grande-Bretagne, d'Allemagne, de Belgique, des Pays-Bas et des Etats-Unis.

 

17 sites principaux ont totalisé quatre millions d'entrées, principalement de la Normandie à l'Alsace, où sont concentrés les sites des deux conflits mondiaux. Pour un chiffre d'affaires global direct, généré au sein des sites, de 45 millions d'euros, selon cette enquête réalisée par l'agence nationale de développement touristique Atout France.

 

89% des entrées enregistrées en 2010 étaient payantes, soit plus de 5,5 millions de billets vendus, et les scolaires ont représenté 24% du total, pour une recette moyenne de 5,70 euros par visite. Une filière relativement récente, 80% des sites payants ayant été ouverts en France après 1980, dont 25% dans les années 2000. Selon l'étude d'Atout France, la filière du tourisme mémoriel a directement généré 1 050 emplois à plein temps en 2010, et l'activité des sites « a mobilisé au total 3 000 personnes dont 1 000 bénévoles ».

 

Pour les collectivités locales, il s'agit d'être prêt pour 2014 et le 100e anniversaire du début du premier conflit mondial, durant l'été 1914, qui devrait attirer de très nombreux visiteurs, français et étrangers. Le 11 novembre prochain, le pays de Meaux (Seine-et-Marne) doit inaugurer sur 7 000 m2 un musée de la Première Guerre qui utilise les technologies les plus modernes.

 

D'autres hauts lieux de mémoire restent dédiés au souvenir et au recueillement, comme le mémorial et la clairière des fusillés du Mont Valérien (Hauts-de-Seine), près de Paris, ou celui de l'ancienne prison de Montluc à Lyon (Rhône).

 

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