Publié par Corinne Préteur

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Les vendanges sont terminées et le premier bilan est clair : le climat a été défavorable, les producteurs annoncent une production de -40, voir -50%, mais la qualité est là. Voici les grandes lignes qui se dégagent.

 

 

Un climat globalement défavorable dans quasiment tous les vignobles

Pour réaliser un bon, voire un grand vin, les raisins doivent être de qualité. La météo a été cette année capricieuse, et par ce fait on sera loin du grand millésime 2009 et de la bonne année 2010. Rappelez-vous des gélées du mois d'avril alors que la vigne était en pleine floraison, du printemps frais et pluvieux de certaines régions qui s'est poursuivit jusqu'à la mi-juillet et qui par conséquent a retardé le développement de la vigne. et la maturation du raisin. Sur certains terroirs, notamment en Beaujolais, la grêle a même causé de gros dégâts. Fort heureusement les mois d'août et de septembre ont sauvé le millésime dans de nombreux cas mais en global, la baisse de production est de l'ordre de 40 à 50%.

 

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Un millésime 2012 de qualité

Certes les conditions climatiques sont importantes, mais le travail et le savoir-faire du vigneron sont aussi primordiaux. En clair, la qualité des raisins vendangés est satisfaisante surtout dans les régions septentrionales, ce qui n'est pas tout à fait le cas dans les vignobles du Val de Loire, voire du Beaujolais où l'acidité demeure.

 

Du côté des prix...

Les vignerons ne pourront pas augmenter les prix outre mesure au risque de rester avec la marchandise sur les bras, surtout dans un contexte économique aussi houleux. Rappelez-vous de l'envolée des prix depuis 2005 et surtout en 2009 ! Pas de risque donc de grosse augmentation et je dirai même que 2012 pourrait offrir d'intéressantes opportunités de placement...

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