Publié par J-C Ragache pour Coteloisirs News

Quand en 1952 les cyclotouristes lyonnais décident de rallier Saint-Etienne à Lyon par les sentiers et les petites routes des Monts du Lyonnais ils ne se doutent pas que 60 ans et 58 éditions plus tard ce projet intimiste se sera installé comme une classique de la course à pied.

sans-titre-615.jpgPhoto :  Raphael Thiebaut

Les 11 000 participants (11 500 inscrits) est là pour en témoigner. La notoriété du vainqueur, Erik Clavery (Team Asics Trail), aussi. En effet il n’est que le champion du Monde de trail en titre et l’emporte devant Thierry Breuil (Team Adidas ) triple champion de France de trail. Pour autant la Saintélyon si elle est devenue une « classique » n’est pas une course élitiste comme d’autres monstres du trail ou de l’ultra distance. 

Imprégnée des motivations des créateurs, relier deux grandes métropoles, au cœur de la nuit, souvent dans des conditions hivernales, on se souvient encore de l’édition de 1990 où la couche de neige atteignait 90 centimètres du côté de Sainte Catherine, elle attire pour son atypisme.

P1010291.JPG« Ce qui est féérique, c’est avant tout courir au cœur de la nuit. L’obscurité, les conditions de terrains parfois difficiles, boue ou glace, obligent à être dans sa bulle, concentré. Cela confère aux heures passées à courir un parfum très particulier » confie Barbara Delière (photo ci-contre), pour qui cette Saintélyon était la troisième expérience.

Une expérience particulière puisque courue en équipe, comme 24 autres de ses collègues du Vieux Campeur, la vénérable maison qui voue au trail et à ses produits un œil très neuf. Si le dimanche 4 décembre était le jour de Sainte Barbara il ne faut y voir qu’une coïncidence. Barbara, la trentaine sportive, a toujours voué pour le sport et la course à pied un goût modéré mais passionné.

Savoir gérer ses efforts

Aussi en 2009 quand elle rentre d’un an consacré à traverser l’Himalaya (3000 kilomètres) d’Ouest en Est, avec Maud, une amie,le plus souvent à pied, elle se fixe de courir la vénérable dame. « Cette course m’attirait pour sa personnalité particulière et son profil relativement accessible (1300 mètres de dénivelé) me semblait accessible, pour peu que je gère mon effort et les qualités acquises par plus de 12 mois de trek. ». Avec un temps de 7 h 40, une 20éme place chez les femmes, et beaucoup de plaisir elle renouvelle l’aventure en 2010.

Avec des conditions beaucoup moins clémentes, elle met une heure de plus (20éme féminine), mais la magie se renouvelle. « Quand aux deux tiers de la course, tu aperçois la lueur de la grande métropole lyonnaise qui embrase la nuit, tu as du plaisir à être là... »

Pour finir par participer activement cette année à convaincre plusieurs collègues du Vieux Campeur de tenter l’aventure quel que soit leur niveau. « Mes deux premières participations en individuel, m’avait convaincu que courir en équipe, pouvait être un tremplin pour revenir en solitaire. Car cette course comme le voulaient les randonneurs pionniers des débuts reste une épreuve populaire et accessible au plus grand nombre ». Une invitation à l’édition 2012 en quelque sorte.

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